Avant de monter le chauffage d'un cran, faites le tour de vos fenêtres une main tendue. Là où vous sentez un filet d'air froid, vous perdez de la chaleur que vous payez. Le calfeutrage est sans doute le geste le plus rentable de l'automne : quelques euros de matériel, une après-midi de travail, et un confort immédiat.
Trouver les fuites d'air
Par temps venteux, passez le dos de la main le long des encadrements, du bas des portes et des coffres de volets roulants. Une bougie allumée fonctionne aussi : si la flamme vacille, l'air passe. Notez chaque point avant de courir au magasin de bricolage.
Le bon matériel selon l'endroit
- Joints adhésifs en mousse ou caoutchouc pour le pourtour des fenêtres et portes qui ferment mal ;
- Bas de porte, à brosse ou à boudin, pour la fente sous une porte d'entrée ;
- Mastic ou silicone pour les fissures fixes autour des cadres ;
- Film survitrage à poser sur les simples vitrages les plus exposés.
Ne pas tout boucher
Attention à ne pas calfeutrer les entrées d'air prévues, notamment dans les pièces avec une chaudière ou un chauffe-eau au gaz. Une maison a besoin de respirer : l'objectif est de stopper les courants d'air parasites, pas de transformer le logement en bocal.
Le bon moment et le bon ordre
Posez les joints sur une surface propre et sèche, par temps doux, pour que l'adhésif prenne. Commencez par la pièce où vous passez le plus de temps, en général le salon ou la chambre. Vous ressentirez la différence dès le premier soir, avant même que la facture en parle.
Calfeutrer ne demande aucune compétence particulière, juste un peu d'attention. C'est le genre de chantier qu'on remet d'année en année, et qu'on regrette de ne pas avoir fait plus tôt une fois qu'il est terminé.