Quand on a un jardin, une partie des déchets de la maison n'a plus rien à faire dans la poubelle : elle peut retourner à la terre. Le compostage transforme épluchures et déchets verts en un amendement riche, gratuit, qui nourrit le potager et les massifs. Et c'est bien plus simple qu'il n'y paraît.
Composteur ou tas, selon la place
On peut composter de deux façons : dans un bac fermé, plus discret et plus rapide, ou en tas libre dans un coin du jardin, pour les grands espaces. Dans les deux cas, on installe le compost à même la terre, à l'ombre légère, accessible toute l'année.
L'équilibre des matières
Un bon compost repose sur un mélange équilibré :
- des matières vertes et humides : épluchures, tontes, restes de légumes ;
- des matières brunes et sèches : feuilles mortes, carton brun, brindilles ;
- un peu d'air, en remuant de temps en temps ;
- un peu d'humidité, sans noyer le tas.
Trop de vert, ça sent mauvais ; trop de brun, ça ne se décompose plus. L'équilibre fait tout.
La patience récompensée
En quelques mois à un an, selon la saison, on obtient un compost mûr, sombre et odorant comme une forêt. On l'étale au pied des plantes, qui le rendent bien.
La boucle bouclée
Composter, c'est transformer ce qu'on jetait en ce qui fait pousser. Le jardin nourrit la maison, la maison nourrit le jardin : difficile de faire plus logique.